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vendredi 1 janvier 2016
Où dormir à Nikkô ? | Japon 2015
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| Chambre du Rindou no ie |
Rien ne me plaisant vraiment totalement, tout en frôlant des prix indécents, nous avons abandonné l'idée. Ce que je voyais des ryokans sur internet était certes magnifique mais ne correspondait pas réellement à mes envies. Je n'arrivais pas à me dire que j'allais dépenser autant juste pour une nuit surclassée. Au fond, cela ne m'intéresse pas du tout.
J'ai donc commencé à chercher du côté des pensions, à mi-chemin entre l'auberge de jeunesse et le ryokan proposant souvent des repas faits maison. Hors de la cohue des voyageurs trop à la cool tout en étant choyé par les hôtes. c'est le genre d'hébergement qui me convient le mieux.
En recoupant les trouvailles sur les sites de booking, les avis sur TripAdvisor et les sites web des pensions, j'ai fini par découvrir la perle rare et j'étais impatiente comme tout d'aller y séjourner.
La pension Rindou no ie - 民宿りんどうの家
Les commentaires sur cette pension que j'ai pu lire sur Trip Advisor étaient merveilleux : 73 excellentes + 10 très bonnes notes. Aucune en dessous ! Les voyageurs ne tarissant pas d'éloges, j'ai voulu réserver immédiatement.Comme je n'aime pas trop les sites de booking en ligne (prenant souvent un gros pourcentage au détriment des petits hôtels), je les ai contactés directement par e-mail. Nous avions programmé de rester 2 nuits à Nikkô, et la pension avait une chambre de libre avec le petit déjeuner compris (fait maison, évidemment !). Nous n'avons pas hésité une seule seconde et avons validé notre réservation.
Shizuo-san et Keiko-san sont les deux propriétaires de la pension. Il suffit de regarder l'entrée pour se rendre compte que leur extrême gentillesse a marqué les voyageurs de passage chez eux. Les murs sont recouverts de petits cadeaux, de lettres, de gentils mots de remerciements, de photos. Nous n'avons pas pu partir sans leur exprimer notre bonheur d'avoir passé 2 nuits au Rindou no ie et leur avons également offert des bonbons et un petit dessin pour les remercier.
La pension est confortable et impeccable. La chambre vaste, bien meublée et chauffée en cas de froid, correspond tout à fait aux photos que l'on peut voir sur leur site. Les toilettes comme la salle de bain sont communs, d'une propreté exemplaire. Un grand bain privatif nous a permis de terminer nos journées de marche sur une touche de bonheur serein.
Shizuo-san nous a proposé chaque soir très gentiment de nous déposer en ville pour aller dîner et de l'appeler pour qu'il vienne nous chercher. Jeunes et fougueux, nous avons préféré lui éviter des allers-retours et nous sommes déplacés à pieds. Si la pension peut paraître un peu loin de la ville, il faut en réalité 10-15 minutes de marche pour rejoindre la gare Tobu Nikko. Il suffit d'emprunter la grande route principale, certes peu attrayante mais directe et sans danger.
Nous n'avons pas regretté de prendre le petit-déjeuner sur place. Composé d'une multitude de petits plats, il semble que le menu change selon le nombre de nuitées réservées. Tout était délicieux et servi avec gentillesse par Shizuo-san.
Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais la dernière matinée, avant le check out, j'ai été pris d'une bouffée de tristesse à l'idée de ne plus jamais les revoir. J'avais envie que ce petit couple adorable devienne mes grand-parents adoptifs, et j'en ai même versé une larmichette... J'ai eu envie de passer du temps avec eux, leur poser des questions, et de discuter des heures de leur vie. Chamboulée et mélancolique, j'ai quitté Nikkô pour Osaka.
Note
❤❤❤❤❤ + ❤ bonus !!
Quelques informations
Rindou no ie - site internet (en anglais et en japonais)
1462 Tokorono, Nikkô, Tochigi prefecture - Zip code : 321 1421
Tel : 0288-53-0131
Le Narusawa lodge - 鳴沢ロヂ
Finalement, changeant un peu notre programme, nous avons voulu avancer notre séjour à Nikkô d'une nuit, faisant 3 nuits sur place au lieu de 2. Malheureusement, plus aucune chambre n'était libre au Rindou no ie. Les propriétaires, adorables, m'ont donc conseillé d'autres pensions pour la première nuit.Le Narusawa lodge est le voisin du Rindou no ie, c'est ce qui a fini de me convaincre : pas besoin de transporter nos sacs très loin entre les 2 pensions. De plus, les avis sur Trip Advisor sont bons.
Si le site de l'auberge peut paraitre un peu froid lorsque l'on lit "If you don't like to walk, please take another hotel", il s'avère que le propriétaire, Yuji-san, est très gentil. Un peu excentrique certes, mais réellement disponible.
Comme pour la 1ere pension, je l'ai contacté directement par mail pour réserver. Yuji-san en a été ravi car cela lui a évité les frais des sites de booking. Il n'a pas hésité à venir nous chercher à la gare à notre arrivée. En pleine nuit, portant des lunettes de soleil d'un noir profond !
Cette pension est davantage une auberge, ressemblant à un chalet de montagne. La clientèle principale semble se composer de marcheurs. Le confort y est rustique mais sympathique. Yuji-san a accroché des petites notes PARTOUT (absolument partout) dans son auberge, sur les appareils éléctro-ménagers, sur les boutons... Fan du tutoriel, il y explique comment utiliser la bouilloire, la clim, la salle de bain ! Avec des petits dessins rigolos, et des questions réponses atypiques (qui est Pi ?), ca détend !
Ma déception a été de constater qu'il n'y avait pas de bain commun fonctionnel, contrairement à ce qu'annonçait son site (avec photo). Je n'ai pas demandé, il se peut que le bain ait été temporairement fermé.
Toutefois, Yuji-san propose d'emmener les voyageurs au onsen du coin à 20h chaque soir. Arrivés trop tard pour en profiter, je ne peux donc pas vous en parler, en revanche je lui ai demandé si le tatouage était accepté : selon lui tout le monde s'en fiche à Nikkô. La ville est tellement touristique qu'il n'y aurait pas de restriction à ce sujet. Si vous avez des anecdotes à ce sujet (validant ou non cette affirmation), n'hésitez pas à me les partager !
Le petit déjeuner ne vaut pas le coup. Simples tranches de pain de mie avec un peu de beurre et un cookie, autant s'arrêter au Konbini la veille et acheter ce dont vous avez besoin. La salle à manger est très bien équipée et confortable pour les repas.
Note
❤❤❤❤❤
Le Narusawa dépanne mais je lui préfère incontestablement le Rindou no ie pour un budget similaire.
Quelques informations
Narusawa lodge - site internet (en anglais et en japonais)
1462-22 Tokorono, Nikkô, Tochigi - Zip code : 321-1421
Tel : 080-6636-0288
J'avais envie de terminer l'article sur une touche de honte, et parce qu'on n'a plus vraiment l'occasion d'utiliser des cabines téléphoniques de nos jours, Axel a immortalisé le contact en japonais que j'ai essayé d'établir avec Yuji-san pour qu'il vienne nous chercher à la gare !
lundi 3 mars 2014
Kyôto à vélo | Hébergement et restaurants
J'y ai mis le temps mais le voici enfin, le premier article sur Kyôto ! Celui-ci va avant tout aborder les adresses que j'ai aimées pour dormir et manger, ainsi que la façon de visiter la ville qui me plaît. Un second article qui partagera mes visites coups de cœur suivra, pour que ce soit plus facile de s'y retrouver.
Le piège à éviter : rusher !
J'aime Kyôto, je peux même dire que j'adore ! Mais ca n'a pas été le cas tout de suite. La première fois que j'y suis allée, c'était façon "pauvre étudiant sans le sou" : avec un groupe d'amis aussi démunis que moi, nous sommes partis de Tôkyô où nous avions loué une guest-house pour le mois entier. Le budget étant très serré, nous avions décidé de rejoindre Kyôto en bus de nuit (7h de trajet pour environ 16 000 yen A/R je crois), de visiter les sites incontournables et de repartir pour Tôkyô le soir même encore en bus de nuit. Cela nous évitait de payer la moindre nuit sur place, et ca a été une cruelle erreur ! Arrivés à 6h du matin à la gare de Kyôto, nous avions décidé de nous déplacer exclusivement à pieds et de visiter :- les temples Hongan-ji
- le Palais Impérial et ses jardins
- le centre textile de Nishijin
- le Kinkaku-ji
- le quartier de Gion
- la gare et la Kyôto tower
Inutile de dire que nous avons couru dans tous les sens, et n'avions pas en tête les grandes côtes à monter pour atteindre le Kinkaku-ji. Nous n'avons profité de rien, sous la horde de touristes et la chaleur écrasante d'Août. Ce jour-là, l'étang du Kinkaku-ji était d'ailleurs particulièrement sale avec une nappe de pétrole flottant à la surface. Cette journée m'a fait détester Kyôto...
Nul, zéro, chiant, à ne pas faire !
Trouver une bonne auberge
J'y suis retournée 2 fois après ce fiasco et ai trouvé l'idée de prendre mon temps plutôt intéressante. J'y ai donc passé une pleine semaine à chacun de mes deux derniers voyages, et malgré ça, je n'ai pas encore tout vu ! C'est dire le spot culturel que cela peut être... Si vous avez du temps devant vous, n'hésitez donc pas à passer plusieurs jours sur place, ils ne seront certainement pas perdus.
Pour ce qui est de l'hébergement, j'ai 2 auberges à vous recommander chaudement, testées personnellement.
La Gojo guest house : pas chère mais prise d'assaut ! Il faut s'y prendre très longtemps à l'avance pour être sûr d'avoir une place, tant elle vaut le détour. Le confort est un peu rustique mais le charme du vieux bois un peu affaissé et grinçant compense largement. Et les tartines au miel du matin, mon Dieu ! Le staff est adorable, super disponible et propose de la bonne musique tout au long de la journée. Le coin café du rez-de-chaussée est très accueillant, on s'y sent chez soi. Ils proposent également la location de vélos et disposent de 4 sentôs dans le quartier (pour plus d'informations à ce sujet, lisez donc mon article "Quid du tatouage au Japon").
Attention, si vous voyagez accompagnés du Guide du Routard Tôkyô-Kyôto 2013-2014, il y a une erreur concernant le chemin à prendre pour rejoindre cet hôtel : ne descendez pas à la station Gojo mais à Kiyomizu Gojo. Vous pouvez aussi jeter un oeil à mon article coup de gueule sur ce guide. Je dois vérifier si les erreurs que j'ai relevées ont été corrigées dans les versions plus récentes.
Le Riverside Takase Hotel : peu cher également et bien placé, en bord de canal. Le gérant n'est toutefois pas le plus aimable de la terre. Le confort est meilleur qu'à la Gojo guesthouse, et on y retrouve le bois grinçant , on sait qu'on est à Kyôto ! Ils ne louent pas de vélos, mais j'ai cru voir qu'il y avait des loueurs dans le coin maintenant (à l'époque j'avais opté pour une location tout en haut de la fourche de la Kamo-gawa peu onéreuse mais loin). Pas de petit déjeuner proposé mais des frigos sont à disposition pour stocker sa propre nourriture.
Attention, en cas de sensibilité ou d'allergie aux piqûres de moustiques, le canal au pied de l'hôtel sera un enfer pour vous.
Manger !
Ma grosse lacune dans cette ville, ce sont les restaurants. Je n'ai pour le moment pas vraiment d'adresse de folie à vous partager. Non pas qu'il n'y en ait pas mais dans cette foultitude, je n'ai pas su m'en sortir. J'ai surtout fait un marathon malbouffe à coup de chaînes du style Nakau le soir et de gros onigiris et bentos de konbini le midi. Mais il y a quand même quelques petits coins sympathiques à tester !
Le grand marché couvert Nishiki (j'adore j'adore j'adore les marchés!) est bluffant par la mise en scène de ses étals et la multitude de jolis bonbons colorés qu'on peut y trouver (qui sont une chouette idée cadeau au passage) ! Il propose aussi beaucoup de petits restaurants à tester. Celui que j'ai choisi n'était pas sensationnel, je ne me souviens même plus de son nom... Alors à vous de fouiller !
Pour la vue, et parce que le patron est français, vous pouvez vous arrêter au Kawa Cafe. La terrasse s'avance vers la rivière Kamo-gawa. Le cheesecake et la charlotte aux framboises sont délicieux, même si on aurait envie d'avoir des parts un peu plus généreuses ! La serveuse qui nous a accueillis était japonaise et parlait très bien français.
J'ai aussi eu ma crise de manque de plats européens, alors j'ai testé une très bonne pizzeria : Amore Kiyamachi. Pendant que les couples autour de moi se partageaient dignement une petite pizza, j'ai décidé de goûter un plat de pâtes et une pizza. Tout était délicieux, même si un peu cher. Ca fait quand même du bien de faire un break !
Floresta est une chaîne de donuts faits à partir d'ingrédients "bio". Ca se sent d'ailleurs à leur texture, un peu plus sèche que les donuts habituels bourrés de graisses saturées. Et les beignets proposés sont d'un mignon rare : chatons, cochons, grenouilles... Le choix est terriblement difficile !
Louer un vélo et prendre son temps
Kyôto étant plat sur tout son centre ville, je le dis et je le répète : la visite à vélo est la plus agréable ! On profite allègrement de l'ambiance particulière qui émane des rues, notamment le quartier autour de la rivière Kamo-gawa et du canal. La ceinture de la ville est plus en hauteur, formant ainsi une cuvette. C'est toutefois parfaitement gérable en pédalant, même si l'été cela semble plus fatigant. Si vous préférez vous faire transporter sans effort, le bus est une bonne alternative. Renseignez-vous sur les pass à la journée (500yen) qui seront très vites rentabilisés (un aller simple partout dans la ville coûte 220yen). Le réseau de métros étant beaucoup moins dense qu'à Osaka ou Tôkyô, je ne le conseille pas.
S'il fait beau, vous verrez beaucoup d'enfants traverser la rivière les pieds dans l'eau jusqu'à de gros rochers centraux pour attraper des libellules. Le très bas niveau d'eau permet de profiter de la fraicheur et de la tranquillité des berges. Posez votre vélo, sortez votre petit pique-nique et détendez-vous. C'est un de mes meilleurs souvenirs kyôtoïtes.
Dans un prochain article je compte vous proposer les lieux que j'aime visiter encore et encore. Je ne parlerai pas des sites les plus célèbres tels que le Kinkaku-ji, le Ginkaku-ji et le Palais Impérial. Beaucoup de blogs et tous les guides touristiques en parlent déjà en détails.
Si vous avez une ou deux journées totalement libres pendant votre séjour à Kyôto (de préférence pluvieux pour l'atmosphère inimitable), faites un saut au Mont Koya. Le trajet est un casse-tête mais sa nécropole bouddhiste est un des endroits les plus magiques que j'ai pu voir. Et si mon article sur le sujet ne vous donne pas encore assez envie, le livre Voyage au Japon : tome 2, Koyasan devrait finir de vous convaincre ! Découvrez également le portfolio (d'où vient l'illustration ci-dessous) et la page Facebook de Rémi et Sandrine !
Si vous avez une ou deux journées totalement libres pendant votre séjour à Kyôto (de préférence pluvieux pour l'atmosphère inimitable), faites un saut au Mont Koya. Le trajet est un casse-tête mais sa nécropole bouddhiste est un des endroits les plus magiques que j'ai pu voir. Et si mon article sur le sujet ne vous donne pas encore assez envie, le livre Voyage au Japon : tome 2, Koyasan devrait finir de vous convaincre ! Découvrez également le portfolio (d'où vient l'illustration ci-dessous) et la page Facebook de Rémi et Sandrine !
lundi 20 janvier 2014
Asakusa | Hébergement et vie de quartier
Ah ! Asakusa, ses petites rues bondées la journée mais vides la nuit, je ne m'en lasse pas ! C'est souvent une stratégie de longue haleine que de choisir LE quartier de Tokyo pour l'hébergement. Combien dépenser par nuit ? Est-ce que c'est suffisemment bien situé pour ne pas payer trop de transports ? Y a-t-il les distractions qui m'intéressent à portée de main ? Est-ce le métro ou la JR ?
Personnellement, je ne suis pas très portée sur les quartiers comme Shinjuku, Shibuya ou Harajuku, bien trop bruyants et bondés à mon goût. Que ce soit le jour ou la nuit, le bain de foule est constant. Et même si j'aime bien y trainer mes guêtres de temps en temps pour m'imprégner de l'ambiance, je ne voudrais pas y avoir mon hébergement.
Sur mes cinq voyages, j'ai toujours eu des hôtels ou des guest-houses entre le Nord et l'Est de Tokyo : Ueno, Akabane (dont je garde un superbe souvenir), Minami-Senjû (le quartier des clochards), Kinshichô (et mon restaurant fétiche de tonkatsu) et enfin Asakusa. Tous ces quartiers ont une chose en commun : ils sont populaires, la vie y est simple sans paillettes, et on y croise beaucoup de familles ou de personnes âgées affairées à leur vie quotidienne. Minami-Senjû est une exception, un peu trop glauque et sans réel intérêt, je n'ai pas spécialement apprécié, mais c'est un des quartiers les moins chers, alors si le portefeuille est limité, c'est une alternative potable et sans danger.
Mais revenons en à Asakusa !
L'hébergement et les facilités
Il existe plein d'hébergements, mais je ne tiens à aborder que ceux que j'ai testés ou ceux que mes amis ont pu tester :- Toukaisou hotel ❤ (mon coup de coeur): testé à 3 reprises, en dortoir, chambre à 2 futons jumeaux et chambre double. C'est un très bon hôtel, propre et confortable, avec salle de bain privée pour les chambres seules. Il est situé dans une petite ruelle mais n'est pas trop difficile à trouver. Le personnel est sympa, accueillant et rapide pour ce qui est de confirmer les réservations. Une adresse sûre !
- Oakhouse : j'ai loué une chambre pendant 1 mois dans une de leurs guest house à la frontière d'Asakusa. Simple et efficace, le personnel est toujours adorable et se débrouille pour que les clients aient tout le confort. J'ai également loué une de leurs chambres à Kinshichô ainsi qu'une maison traditionnelle entière à Akabane il y a plusieurs années. Je n'ai jusque là jamais rien eu à redire sur les lieux, l'accueil ou le placement des chambres réservées.
- Khaosan guest house : je n'ai pas testé personnellement mais des amies m'en ont dit du bien. Simple, très économique, c'est un bon moyen de se loger pas cher et bien placé.
- Sakura house : je n'ai pas testé non plus, et je dois avouer que les avis que j'en ai entendus sont mitigés. Mais certains étant tout de même contents, je les cite car leurs guest houses sont bien situées et propres. C'est plus l'ambiance qui pêche.
Au niveau des facilités, tout est là ! Supermarchés, konbinis, 100 yens shops... De nombreux restaurants et cafés, que ce soit des chaines ou de la bonne cuisine, peuplent Asakusa, Ueno et la Shitamachi. Faites donc un petit tour sur mon article "Ou manger à Tokyo?", vous trouverez de bonnes adresses à ne pas manquer.
Un 100 yens shop de la nourriture pour les temps de crise se trouve sur la Asakusa-dôri. On y trouve autant de choses que dans les konbini, mais à moindre coût.
Egalement sur la Asakusa-dôri, on trouve un gros bureau de Poste avec bornes de retrait international. C'est un bon moyen de s'envoyer un colis par bateau si l'on constate que l'on dépasse le poids autorisé en soute pour le vol de retour.
La fin de la ligne de métro "Ginza line" dessert Asakusa. Attention, c'est bien le métro, pas la JR. Ce sont 2 compagnies différentes. Le transport ferroviaire n'est pas le même qu'en France : le prix du déplacement varie selon la distance effectuée. La JR reste moins chère que le métro, c'est pourquoi en général je recommande de choisir un hôtel près d'un gare JR. Asakusa est l'exception.
Gare à ne pas tomber dans le même piège que moi : la station JR Asakusabashi n'est pas dans Asakusa. Il faut marcher un peu plus de 30 minutes avant d'atteindre le quartier. Elle est pourtant très tentante puisqu'elle est sur la ligne directe de Shinjuku ou Harajuku. Quitte à marcher, je vous recommande plutôt de prendre la JR jusqu'à Ueno puis de rejoindre Asakusa à pieds. Le chemin est bien plus agréable, et les rues sont jolies, contrairement à la route entre Asakusabashi et Asakusa.
Il est possible de louer des vélos pour pas cher. Très agréable et pratique pour découvrir Tokyo si vous êtes prêt pédaler une bonne journée (surtout le Dimanche autour du Palais impérial, toutes les routes sont réservées aux familles cyclistes). Le loueur de vélo se trouve dans la grande avenue, en face du Rox, mais attention, il est en sous-sol ! Il suffit de descendre ces escaliers qui ressemblent à des bouches de métro. Si ma mémoire est bonne, il suffit de ramener le vélo avant 20h30, à la fin de la balade.
Shopping
Pour ce qui est des souvenirs "traditionnels", vous ne manquerez pas de choix. L'allée menant au temple Sensô-ji (principale attraction du quartier) propose tous les bibelots les plus touristiques possible et je vous laisse vous référer à vos Lonely Planet ou à vos Guides du routard pour plus de détail. On y trouve aussi des fabriquants de getas (soques en bois japonaises) de la plus basique à la tengu geta (à une seule dent) à des prix plus ou moins élevés selon le degré de finition. Au carrefour entre la Kaminarimon dôri et la grande rue du Rox, on trouve deux magasins d'instruments de musique traditionnelle, notamment les percussions. Il faut y mettre le prix et trouver un moyen de les ramener en France, mais rien que pour le plaisir des yeux et des oreilles, ca vaut le coup d'y perdre quelques minutes.
Le Rox, encore et toujours lui, est très utile ! Un Daisô (100yen shop où l'on trouve tout pour la maison, tout pour être mignon) y prend tout un étage, ainsi qu'une librairie bien fournie en magazines de tourisme national. Il y a également quelques étages de vêtements. Sinon pour ce qui est de la mode, on en trouve plus à Ueno autour de la gare, si l'on veut rester dans le secteur. Asakusa n'est pas le quartier le plus fashion de Tokyo, sauf si vous désirez vous faire passer pour une petite grand mère en tablier fleuri façon 70's (on trouve les mêmes dans les supermarchés de nos bons vieux villages français)...
Le Rox, encore et toujours lui, est très utile ! Un Daisô (100yen shop où l'on trouve tout pour la maison, tout pour être mignon) y prend tout un étage, ainsi qu'une librairie bien fournie en magazines de tourisme national. Il y a également quelques étages de vêtements. Sinon pour ce qui est de la mode, on en trouve plus à Ueno autour de la gare, si l'on veut rester dans le secteur. Asakusa n'est pas le quartier le plus fashion de Tokyo, sauf si vous désirez vous faire passer pour une petite grand mère en tablier fleuri façon 70's (on trouve les mêmes dans les supermarchés de nos bons vieux villages français)...
Divertissement
Un batting center se cache aux alentours du Sensô-ji. Que l'on soit féru de base-ball ou totalement néophyte, ce genre de lieu vaut le détour. Comme les centres de golf en solitaire, plusieurs "box" sont mis à disposition des joueurs pour qu'ils puissent s’entraîner à la batte ou au lancé de balle. On en trouve dans beaucoup de quartiers de Tokyo, mais celui-ci n'est jamais plein, on peut y passer le temps que l'on veut, au côté de petits couples en plein date (où le garçon montre à sa nouvelle petite copine à quel point il est maître de ses muscles et tente d'étoffer sa confiance en elle face à la vilaine balle qui arrive si vite), des adolescents sortis de l'entraînement qui n'ont pas assez pratiqué leur balle courbe, et bien d'autres personnalités hautes en couleur ! Plusieurs vitesses et hauteurs de lancé existent, facile à régler selon son niveau, que l'on soit gaucher ou droitier.
Deux salles d'arcade se trouvent au même endroit que le batting center. Que ce soit pour une partie de Taiko no tatsujin, pour se mesurer à des conquérants du jeu de combat, ou pour un purikura légendaire, il y a tout ce qu'il faut ici ! Et comme ce n'est pas le plus vivant et le plus gamer des coins de Tokyo, il se peut même qu'un employé vous donne le goodies que vous essayez désespérément d'attraper au jeu de la pince. J'ai essayé à Akihabara, même en larmoyant beaucoup, ca ne marche pas du tout ! Oh, et puis, vu la petite fréquentation, vous pourrez vous donner à fond sans trop de honte sur tous ces jeux de rythme qu'on n'a pas en France.
Pour ce qui est du bain public, j'en ai testé un, le Jakotsuyu onsen, dans le même coin que le batting center et recommandé par le blog Onsen Soaker. Le Lonely Planet vous recommandera le Kannon Onsen qui est en fait carrément décevant. Je n'ai pas pris de photo des lieux, mais Onsen Soaker s'en charge pour notre plus grand plaisir (si vous cliquez sur les liens plus haut).
Le Jakotsuyu se cache dans une toute petite ruelle que l'on peut retrouver à l'angle du fast food Matsuya dans le quartier du Rox. Chez les femmes (puisque c'est ce que j'ai testé), il y a un bain semi-extérieur, et les fresques old school nous emmènent dans un Japon un peu has been mais terriblement confortable. A l'entrée, c'est comme dans les fast food, une machine propose plusieurs forfaits, il suffit de payer et de choisir celui que l'on veut. On peut venir avec toutes ses affaires (serviettes, shampoing, gel douche...) ou alors tout acheter/louer sur place. Le tatouage est autorisé ! Pour le reste n'hésitez pas à lire mon article concernant le tatouage au Japon.
Je pense avoir abordé pas mal de petits trucs à faire dans ce quartier, et j'espère qu'il vous donnera envie de vous y arrêter un peu plus d'une journée ! N'hésitez pas à vous balader dans les innombrables jolies rues de la Shitamachi, pleines de plantes à l'entrée des maisons. Vous y découvrirez certainement de jolis moments de vie comme celui-ci :
Deux salles d'arcade se trouvent au même endroit que le batting center. Que ce soit pour une partie de Taiko no tatsujin, pour se mesurer à des conquérants du jeu de combat, ou pour un purikura légendaire, il y a tout ce qu'il faut ici ! Et comme ce n'est pas le plus vivant et le plus gamer des coins de Tokyo, il se peut même qu'un employé vous donne le goodies que vous essayez désespérément d'attraper au jeu de la pince. J'ai essayé à Akihabara, même en larmoyant beaucoup, ca ne marche pas du tout ! Oh, et puis, vu la petite fréquentation, vous pourrez vous donner à fond sans trop de honte sur tous ces jeux de rythme qu'on n'a pas en France.
Pour ce qui est du bain public, j'en ai testé un, le Jakotsuyu onsen, dans le même coin que le batting center et recommandé par le blog Onsen Soaker. Le Lonely Planet vous recommandera le Kannon Onsen qui est en fait carrément décevant. Je n'ai pas pris de photo des lieux, mais Onsen Soaker s'en charge pour notre plus grand plaisir (si vous cliquez sur les liens plus haut).
Le Jakotsuyu se cache dans une toute petite ruelle que l'on peut retrouver à l'angle du fast food Matsuya dans le quartier du Rox. Chez les femmes (puisque c'est ce que j'ai testé), il y a un bain semi-extérieur, et les fresques old school nous emmènent dans un Japon un peu has been mais terriblement confortable. A l'entrée, c'est comme dans les fast food, une machine propose plusieurs forfaits, il suffit de payer et de choisir celui que l'on veut. On peut venir avec toutes ses affaires (serviettes, shampoing, gel douche...) ou alors tout acheter/louer sur place. Le tatouage est autorisé ! Pour le reste n'hésitez pas à lire mon article concernant le tatouage au Japon.
Je pense avoir abordé pas mal de petits trucs à faire dans ce quartier, et j'espère qu'il vous donnera envie de vous y arrêter un peu plus d'une journée ! N'hésitez pas à vous balader dans les innombrables jolies rues de la Shitamachi, pleines de plantes à l'entrée des maisons. Vous y découvrirez certainement de jolis moments de vie comme celui-ci :
mercredi 21 août 2013
Souvenirs | That sounds good in Tazawako
C'est en écrivant un article sur mon prochain voyage que j'ai repensé au fait que notre escale à Tazawako (田沢湖) n'a toujours pas été abordée sur le blog. Alors j'ai mis de côté le brouillon des préparatifs 2013 pour parler un peu de ce coin de paradis.
Je ne sais plus du tout comment nous avons découvert l’existence de Tazawako. Nous devions peut-être chercher un joli lac à découvrir sur une carte, ou nous avons ouvert le Lonely Planet au hasard... En parlant de carte voici la situation géographique du lac Tazawa:
Nous redescendions d'Aomori, après avoir visité l'Osorezan et nous dirigions vers Sendai puis Hiroshima.
L'auberge "Cafe Inn That sounds good" était notre objectif suprême, la raison de la validation de cette étape. Nous avions reservé de France via Rakuten Travel (qui, soit dit en passant est un très bon site pour toutes les reservations d'hôtels avec parfois des réductions) car nous avons été charmés par l'atmosphère qui se dégageait des photos de ce chalet perdu dans les arbres rempli d'instruments de musique.
L'arrivée foudroyante
Nous étions en plein été mais le temps était encore un peu capricieux depuis notre arrivée au Japon. Confortablement vautrés dans notre train allant de Morioka à Tazawako, une énorme tempête avec torrents de pluie s'est abattue sur le Nord du pays. Nous appréhendions un peu notre escale, et arrivés à la gare, avons rencontré quelques touristes fuyant carrément la ville puisque leurs activités prévues étaient annulées. Vraiment, un gros gros déluge avec le ciel noir et le côté angoissant du "on ne sait pas où on est, il n'y a rien dehors, on fait quoi ?". Car notre plan de base était de faire un tour au lac avant de rejoindre l'auberge et faire notre check-in. Un beau fail ! Nous nous sommes réfugiés dans un troquet devant la gare pour nous consoler avec un petit katsudon pendant que nous réfléchissions si oui ou non il fallait rester ou partir profiter un peu plus du Sud du Japon.
Finalement, comme nous sommes de vrais combattants, nous avons décidé d'appeler l'auberge pour qu'ils viennent nous chercher en voiture. Ce n'était pas un temps pourri qui allait détourner notre envie de glander.
Le Cafe Inn, ambiance et super confort
Ce qui m'a donné envie de faire une guest house un jour (et j'y travaille, croyez-moi)! Le couple gérant est adorable, fabrique sa propre bière et fait la cuisine pour tous les repas. Dans le salon, tous les instruments de musique sont à disposition pour qui veut jouer quelques notes, et certains soirs, des amis de la maison viennent boire des verre et faire du jazz. Ambiance au top avec des discussions acerbes en anglais et/ou japonais sur les voyages et la musique.
Les chambres disposent d'une mezzanine et d'une jolie vue sur la forêt. Les futons sont confortables à souhait.
Place maintenant à la salle de bain, avec la grande baignoire en forme de piano ! Pas de doute, nous sommes chez de vrais passionnés. Le reste est typiquement japonais, avec un autre détail très agréable : un ipod disponible dans la partie lavabo/buanderie qui permet de choisir quelques morceaux de jazz pour accompagner le bain. Perfection !
Et sinon le lac ?
De bons petits vélos étant à disposition à l'auberge, nous avons décidé de faire tout le tour du lac. Cela prend une demi journée et c'est très agréable.
Pour la petite histoire, ce lac est le plus profond du Japon (423m) et ne gèle jamais. Il est aussi d'un bleu époustouflant. La région est aussi connue pour ses onsens et ses pistes de ski, mais comme ce n'était pas le but de notre escale, je n'aborderai pas le sujet.
Si un peu de mythologie vous tente, l'office de tourisme de la ville tient un blog et a écrit un article sur le sujet .
Je vous laisse sur quelques photos du tour du lac !
Fourni par Blogger.























