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lundi 3 mars 2014

Kyôto à vélo | Hébergement et restaurants


J'y ai mis le temps mais le voici enfin, le premier article sur Kyôto ! Celui-ci va avant tout aborder les adresses que j'ai aimées pour dormir et manger, ainsi que la façon de visiter la ville qui me plaît. Un second article qui partagera mes visites coups de cœur suivra, pour que ce soit plus facile de s'y retrouver.

Le piège à éviter : rusher !

J'aime Kyôto, je peux même dire que j'adore ! Mais ca n'a pas été le cas tout de suite. La première fois que j'y suis allée, c'était façon "pauvre étudiant sans le sou" : avec un groupe d'amis aussi démunis que moi, nous sommes partis de Tôkyô où nous avions loué une guest-house pour le mois entier. Le budget étant très serré, nous avions décidé de rejoindre Kyôto en bus de nuit (7h de trajet pour environ 16 000 yen A/R je crois), de visiter les sites incontournables et de repartir pour Tôkyô le soir même encore en bus de nuit. Cela nous évitait de payer la moindre nuit sur place, et ca a été une cruelle erreur ! Arrivés à 6h du matin à la gare de Kyôto, nous avions décidé de nous déplacer exclusivement à pieds et de visiter :
- les temples Hongan-ji
- le Palais Impérial et ses jardins
- le centre textile de Nishijin
- le Kinkaku-ji
- le quartier de Gion
- la gare et la Kyôto tower
Inutile de dire que nous avons couru dans tous les sens, et n'avions pas en tête les grandes côtes à monter pour atteindre le Kinkaku-ji. Nous n'avons profité de rien, sous la horde de touristes et la chaleur écrasante d'Août. Ce jour-là, l'étang du Kinkaku-ji était d'ailleurs particulièrement sale avec une nappe de pétrole flottant à la surface. Cette journée m'a fait détester Kyôto...
Nul, zéro, chiant, à ne pas faire !

Trouver une bonne auberge 

J'y suis retournée 2 fois après ce fiasco et ai trouvé l'idée de prendre mon temps plutôt intéressante. J'y ai donc passé une pleine semaine à chacun de mes deux derniers voyages, et malgré ça, je n'ai pas encore tout vu ! C'est dire le spot culturel que cela peut être... Si vous avez du temps devant vous, n'hésitez donc pas à passer plusieurs jours sur place, ils ne seront certainement pas perdus.
Pour ce qui est de l'hébergement, j'ai 2 auberges à vous recommander chaudement, testées personnellement.


La Gojo guest house : pas chère mais prise d'assaut ! Il faut s'y prendre très longtemps à l'avance pour être sûr d'avoir une place, tant elle vaut le détour. Le confort est un peu rustique mais le charme du vieux bois un peu affaissé et grinçant compense largement. Et les tartines au miel du matin, mon Dieu ! Le staff est adorable, super disponible et propose de la bonne musique tout au long de la journée. Le coin café du rez-de-chaussée est très accueillant, on s'y sent chez soi. Ils proposent également la location de vélos et disposent de 4 sentôs dans le quartier (pour plus d'informations à ce sujet, lisez donc mon article "Quid du tatouage au Japon").  
Attention, si vous voyagez accompagnés du Guide du Routard Tôkyô-Kyôto 2013-2014, il y a une erreur concernant le chemin à prendre pour rejoindre cet hôtel : ne descendez pas à la station Gojo mais à Kiyomizu Gojo. Vous pouvez aussi jeter un oeil à mon article coup de gueule sur ce guide. Je dois vérifier si les erreurs que j'ai relevées ont été corrigées dans les versions plus récentes.


Le Riverside Takase Hotel : peu cher également et bien placé, en bord de canal. Le gérant n'est toutefois pas le plus aimable de la terre. Le confort est meilleur qu'à la Gojo guesthouse, et on y retrouve le bois grinçant , on sait qu'on est à Kyôto ! Ils ne louent pas de vélos, mais j'ai cru voir qu'il y avait des loueurs dans le coin maintenant (à l'époque j'avais opté pour une location tout en haut de la fourche de la Kamo-gawa peu onéreuse mais loin). Pas de petit déjeuner proposé mais des frigos sont à disposition pour stocker sa propre nourriture. 
Attention, en cas de sensibilité ou d'allergie aux piqûres de moustiques, le canal au pied de l'hôtel sera un enfer pour vous.


Manger !

Ma grosse lacune dans cette ville, ce sont les restaurants. Je n'ai pour le moment pas vraiment d'adresse de folie à vous partager. Non pas qu'il n'y en ait pas mais dans cette foultitude, je n'ai pas su m'en sortir. J'ai surtout fait un marathon malbouffe à coup de chaînes du style Nakau le soir et de gros onigiris et bentos de konbini le midi. Mais il y a quand même quelques petits coins sympathiques à tester !


Le grand marché couvert Nishiki (j'adore j'adore j'adore les marchés!) est bluffant par la mise en scène de ses étals et la multitude de jolis bonbons colorés qu'on peut y trouver (qui sont une chouette idée cadeau au passage) ! Il propose aussi beaucoup de petits restaurants à tester. Celui que j'ai choisi n'était pas sensationnel, je ne me souviens même plus de son nom... Alors à vous de fouiller !




Pour la vue, et parce que le patron est français, vous pouvez vous arrêter au Kawa Cafe. La terrasse s'avance vers la rivière Kamo-gawa. Le cheesecake et la charlotte aux framboises sont délicieux, même si on aurait envie d'avoir des parts un peu plus généreuses ! La serveuse qui nous a accueillis était japonaise et parlait très bien français. 


J'ai aussi eu ma crise de manque de plats européens, alors j'ai testé une très bonne pizzeria : Amore Kiyamachi. Pendant que les couples autour de moi se partageaient dignement une petite pizza, j'ai décidé de goûter un plat de pâtes et une pizza. Tout était délicieux, même si un peu cher. Ca fait quand même du bien de faire un break !




Floresta est une chaîne de donuts faits à partir d'ingrédients "bio". Ca se sent d'ailleurs à leur texture, un peu plus sèche que les donuts habituels bourrés de graisses saturées. Et les beignets proposés sont d'un mignon rare : chatons, cochons, grenouilles... Le choix est terriblement difficile !



Louer un vélo et prendre son temps

Kyôto étant plat sur tout son centre ville, je le dis et je le répète : la visite à vélo est la plus agréable ! On profite allègrement de l'ambiance particulière qui émane des rues, notamment le quartier autour de la rivière Kamo-gawa et du canal. La ceinture de la ville est plus en hauteur, formant ainsi une cuvette. C'est toutefois parfaitement gérable en pédalant, même si l'été cela semble plus fatigant. Si vous préférez vous faire transporter sans effort, le bus est une bonne alternative. Renseignez-vous sur les pass à la journée (500yen) qui seront très vites rentabilisés (un aller simple partout dans la ville coûte 220yen). Le réseau de métros étant beaucoup moins dense qu'à Osaka ou Tôkyô, je ne le conseille pas. 

S'il fait beau, vous verrez beaucoup d'enfants traverser la rivière les pieds dans l'eau jusqu'à de gros rochers centraux pour attraper des libellules. Le très bas niveau d'eau permet de profiter de la fraicheur et de la tranquillité des berges. Posez votre vélo, sortez votre petit pique-nique et détendez-vous. C'est un de mes meilleurs souvenirs kyôtoïtes.


Dans un prochain article je compte vous proposer les lieux que j'aime visiter encore et encore. Je ne parlerai pas des sites les plus célèbres tels que le Kinkaku-ji, le Ginkaku-ji et le Palais Impérial. Beaucoup de blogs et tous les guides touristiques en parlent déjà en détails.
Si vous avez une ou deux journées totalement libres pendant votre séjour à Kyôto (de préférence pluvieux pour l'atmosphère inimitable), faites un saut au Mont Koya. Le trajet est un casse-tête mais sa nécropole bouddhiste est un des endroits les plus magiques que j'ai pu voir. Et si mon article sur le sujet ne vous donne pas encore assez envie, le livre Voyage au Japon : tome 2, Koyasan devrait finir de vous convaincre ! Découvrez également le portfolio (d'où vient l'illustration ci-dessous) et la page Facebook de Rémi et Sandrine !


mercredi 21 août 2013

Souvenirs | That sounds good in Tazawako


C'est en écrivant un article sur mon prochain voyage que j'ai repensé au fait que notre escale à Tazawako (田沢湖) n'a toujours pas été abordée sur le blog. Alors j'ai mis de côté le brouillon des préparatifs 2013 pour parler un peu de ce coin de paradis.

Je ne sais plus du tout comment nous avons découvert l’existence de Tazawako. Nous devions peut-être chercher un joli lac à découvrir sur une carte, ou nous avons ouvert le Lonely Planet au hasard... En parlant de carte voici la situation géographique du lac Tazawa:


Nous redescendions d'Aomori, après avoir visité l'Osorezan et nous dirigions vers Sendai puis Hiroshima.

L'auberge "Cafe Inn That sounds good" était notre objectif suprême, la raison de la validation de cette étape. Nous avions reservé de France via Rakuten Travel (qui, soit dit en passant est un très bon site pour toutes les reservations d'hôtels avec parfois des réductions) car nous avons été charmés par l'atmosphère qui se dégageait des photos de ce chalet perdu dans les arbres rempli d'instruments de musique.


L'arrivée foudroyante
Nous étions en plein été mais le temps était encore un peu capricieux depuis notre arrivée au Japon. Confortablement vautrés dans notre train allant de Morioka à Tazawako, une énorme tempête avec torrents de pluie s'est abattue sur le Nord du pays. Nous appréhendions un peu notre escale, et arrivés à la gare, avons rencontré quelques touristes fuyant carrément la ville puisque leurs activités prévues étaient annulées. Vraiment, un gros gros déluge avec le ciel noir et le côté angoissant du "on ne sait pas où on est, il n'y a rien dehors, on fait quoi ?". Car notre plan de base était de faire un tour au lac avant de rejoindre l'auberge et faire notre check-in. Un beau fail ! Nous nous sommes réfugiés dans un troquet devant la gare pour nous consoler avec un petit katsudon pendant que nous réfléchissions si oui ou non il fallait rester ou partir profiter un peu plus du Sud du Japon.
Finalement, comme nous sommes de vrais combattants, nous avons décidé d'appeler l'auberge pour qu'ils viennent nous chercher en voiture. Ce n'était pas un temps pourri qui allait détourner notre envie de glander.

Le Cafe Inn, ambiance et super confort
Ce qui m'a donné envie de faire une guest house un jour (et j'y travaille, croyez-moi)! Le couple gérant est adorable, fabrique sa propre bière et fait la cuisine pour tous les repas. Dans le salon, tous les instruments de musique sont à disposition pour qui veut jouer quelques notes, et certains soirs, des amis de la maison viennent boire des verre et faire du jazz. Ambiance au top avec des discussions acerbes en anglais et/ou japonais sur les voyages et la musique.
Les chambres disposent d'une mezzanine et d'une jolie vue sur la forêt. Les futons sont confortables à souhait.
Place maintenant à la salle de bain, avec la grande baignoire en forme de piano ! Pas de doute, nous sommes chez de vrais passionnés. Le reste est typiquement japonais, avec un autre détail très agréable : un ipod disponible dans la partie lavabo/buanderie qui permet de choisir quelques morceaux de jazz pour accompagner le bain. Perfection !





Et sinon le lac ?
De bons petits vélos étant à disposition à l'auberge, nous avons décidé de faire tout le tour du lac. Cela prend une demi journée et c'est très agréable.
Pour la petite histoire, ce lac est le plus profond du Japon (423m) et ne gèle jamais. Il est aussi d'un bleu époustouflant. La région est aussi connue pour ses onsens et ses pistes de ski, mais comme ce n'était pas le but de notre escale, je n'aborderai pas le sujet.
Si un peu de mythologie vous tente, l'office de tourisme de la ville tient un blog et a écrit un article sur le sujet .

Je vous laisse sur quelques photos du tour du lac !







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