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samedi 11 juin 2016
La papeterie de l'amour | Mariage
Maintenant que les invitations sont envoyées, je peux enfin les dévoiler ici ! C'était difficile pour moi de garder le silence à ce propos, à tel point que je n'ai pas pu m'empêcher d'en publier un petit morceau sur Instagram pendant les envois.
Il faut dire que nous avons mis du cœur à l'ouvrage durant ces 3 derniers mois pour confectionner ces faire-parts. Nous voulions qu'ils nous ressemblent et qu'ils amusent nos invités, qu'importe leur âge, leur lien avec nous, ou leur personnalité.
Exit le faire-part traditionnel, sobre et composé de phrases type, qui en rassure beaucoup et évite les faux-pas face aux conservateurs des codes du mariage (potentiellement une grande tante pas marrante, des cousins un peu trop serious business ou parfois même quelques amis des parents). La papeterie n'est pas la priorité de tous les couples qui se marient mais pour nous - et encore plus pour moi - c'était un élément essentiel de nos préparatifs.
| Ensemble des éléments, recto et verso |
Lorsqu'Axel a demandé ma main, il ignorait quel bon prétexte il me donnait pour créer un set de papeterie complet !
Quel bonheur cela a été d'élaborer les premières esquisses ensemble, de confronter nos propositions de maquettes et de choisir les meilleurs éléments de chacune des propositions.
De tous les préparatifs du mariage, c'est l'un de ceux que j'ai préféré tant nous avons pu être complices. Nous avons savouré ces heures de brainstorm, autour d'un petit déjeuner, dans un bistro parisien ou tout simplement en pyjama blottis dans le fond du canapé. Nous avons gardé précieusement les petits croquis préparatoires, les recherches de couleur et les tentatives de blagues fumeuses que nous voulions intégrer au programme.
Notre faire-part se compose différemment selon qu'on soit invité au cocktail/vin d'honneur ou au dîner.
Pour le cocktail, l'enveloppe contient une invitation A5 recto verso, un carton A5 regroupant les informations utiles et un carton réponse à renvoyer.
Pour le dîner, l'enveloppe contient une invitation A5 recto verso, un dépliant A5 composé d'un jeu de l'oie à l'intérieur pour présenter le programme de la journée et des informations utiles au verso, un carton réponse à renvoyer.
Certaines enveloppes comprennent un ticket brunch en supplément. Le brunch du Dimanche, nous le voulons en tout petit comité, et avant tout pour remercier ceux qui nous aident et nous entourent pendant les préparatifs du mariages, qui collectent tous les objets de récup de la déco et qui arrivent même à prévoir nos besoins et à nous proposer des solutions avant qu'on rencontre un obstacle.
Tous ces gens-là, il nous fallait trouver une jolie façon de les remercier et de leur montrer à quel point on est touchés par leur gentillesse, cette journée leur sera consacrée.
Le coupon brunch ainsi que le carton réponse ont été imprimés chez Moo, qui fait des choses très quali pour un prix raisonnable. N'hésitez pas à profiter de mon parrainage afin de bénéficier d'une petite réduction lors de votre première commande.
Tout le reste a été imprimé par Magenta Color (55 bd Magenta 75010 Paris). J'avais découvert cette imprimerie grâce à l'adorable Lisa de Make my lemonade qui est une de leurs clientes et je n'ai pas été déçue. Je recommande toutefois de passer par la maison mère et non l'antenne de la rue des Ecoles qui cafouille pas mal sur les prises de commande et les temps de réponse. Le travail réalisé est superbe, et nous avons été très bien conseillés. Là aussi, les prix sont plus que raisonnables !
Et vous ? Aimeriez-vous profiter de votre mariage pour réaliser un joli set de papeterie ? Avez-vous déjà craqué ou un faire-part classique vous rassurerait-il ?
samedi 5 mars 2016
Les petits faire-parts numériques | Mariage
Visiblement dans mon entourage, 2016 est une année à mariages, et le weekend dernier (fin Février), c'était celui de mon papa que nous célébrions !
Les enfants des deux partis étant tous assez "adultes" pour aider les parents dans l'organisation, nous avions nos propres chantiers à gérer. Quelle joie de mettre ainsi la main à la pâte, en accord avec nos spécialités.
Mon petit chantier à moi, c'était la création de faire-parts numériques : quelque chose de sobre et direct pour convier tous leurs amis à la fiesta. S'agissant d'un remariage, ils voulaient éviter de tomber dans le mièvre "événement magistral/les petits oiseaux cuicui/on a claqué tous les sous dans la papeterie". Ce mièvre-même que je prépare activement pour mon union cet été ! Une année à mariages, je vous dis !
Accueillis plus que chaudement par leur entourage, ces petits faire-parts ont été un exercice rigolo. Ce n'est pas la première fois que je crée des visuels mais c'est toujours intimidant de les partager à grande échelle. Ils ont d'ailleurs lancé une belle collaboration entre mon père et moi : rénover la brasserie du pôle. Je vais l'épauler sur toute la partie print, visuels, typographies. Vous ai-je déjà dit à quel point c'était une joie pour moi ?
Pour en revenir au jour J, c'est en petit comité à la mairie puis entourés d'un grand nombre d'amis le soir que nous avons fêté ce joli jour sans retenue. J'ai eu envie de partager quelques photos d'ambiance ici.
vendredi 22 janvier 2016
Les petits bonheurs.
Cet article ressort des bas-fonds de mes brouillons. Ecrit tout début janvier, je n'ai jamais réussi à avoir la bonne lumière pour faire les photos. Ciel trop gris au réveil, nuit noire lorsque je rentre, absente le week-end... J'aurai finalement mis presque un mois à publier. J'avais plaisanté sur Twitter en disant que je finirais bien par prendre un RTT pour m'occuper des photos, et, même si je n'ai pas posé de journée dans ce but, j'ai profité de mon départ en week-end anticipé pour finaliser l'article.
A Noël, la boîte ferme toujours quelques jours, nous "obligeant" à prendre une petite semaine de vacances ! Joie ! Bonheur ! Yeah ! Comme beaucoup d'entre vous, j'en ai profité pour faire un petit marathon-famille.
Cette année, Axel et moi étions responsables du gâteau de Noël. Ce qui fut une grande première finalement puisque d'habitude j'aide à la préparation du repas sans décider du menu. J'ai donc fouiné sur les internets pour trouver une recette à la hauteur, qui remplacerait la traditionnelle bûche que plus personne ne supporte, et qui, dans cette famille où personne ne fait rien comme tout le monde, assurerait ma place de digne relève !
C'est sur le blog de Melvina, Don't mess with the rabbit, que j'ai trouvé le gâteau parfaitement de saison !
C'est sur le blog de Melvina, Don't mess with the rabbit, que j'ai trouvé le gâteau parfaitement de saison !
Il s'agit d'un gâteau à trois étages dont deux à la cannelle et un au chocolat, recouverts d'un glaçage au cream cheese. J'ai repris la recette et la décoration de Melvina telle quelle sauf le sucre du gâteau au chocolat que j'ai baissé à 180g au lieu de 250g. Nous avons servi le surplus de glaçage dans un joli bol pour que les gens puissent en rajouter dans leur assiette, et ça n'a pas loupé !
Les ours ont été achetés sur Amazon, et la guirlande réalisée à la maison avec les restes de papier cadeau ainsi que deux brindilles du jardin.
J'ai profité de la semaine de vacances pour lire. Beaucoup. Parmi mes lectures, Les évaporés du Japon, enquête sur le phénomène des disparitions volontaires de Stéphane Remael et Léna Mauger. Phénomène que je ne connaissais pas du tout jusqu'à ce qu'on me prête ce livre. Composé de textes, de témoignages et de photographies, il retrace l'enquête des deux auteurs au Japon sur plusieurs années.
Si la forme me plait, je suis mitigée sur le fond. Les témoignages sont poignants et les auteurs brossent le tableau de plusieurs quartiers et villes du Japon, pays qu'ils confient ne pas connaître particulièrement avant ce reportage. La majorité des gens interrogés refusent de parler des évaporés et fuient les questions comme la peste, rendant les témoignages encore plus forts.
Les auteurs élargissent leurs champs de recherche jusqu'à la mafia et les camps de redressement des salariés en baisse de productivité. Intéressant.
Mais ce qui me gêne beaucoup dans ce livre, c'est la critique régulière, acerbe et pas toujours justifiée de la société japonaise. A travers les mots choisis, on sent bien que les auteurs (et plus spécialement Léna Mauger?) ne portent pas ce pays et sa culture dans leur coeur. Pour un livre voulant décrire le quotidien japonais, le parti pris négatif et ethnocentré est un peu trop fréquent à mon goût, alors qu'ils parviennent très bien à éviter tout jugement sur l'attitude et la vie des évaporés présentés.
Si la forme me plait, je suis mitigée sur le fond. Les témoignages sont poignants et les auteurs brossent le tableau de plusieurs quartiers et villes du Japon, pays qu'ils confient ne pas connaître particulièrement avant ce reportage. La majorité des gens interrogés refusent de parler des évaporés et fuient les questions comme la peste, rendant les témoignages encore plus forts.
Les auteurs élargissent leurs champs de recherche jusqu'à la mafia et les camps de redressement des salariés en baisse de productivité. Intéressant.
Mais ce qui me gêne beaucoup dans ce livre, c'est la critique régulière, acerbe et pas toujours justifiée de la société japonaise. A travers les mots choisis, on sent bien que les auteurs (et plus spécialement Léna Mauger?) ne portent pas ce pays et sa culture dans leur coeur. Pour un livre voulant décrire le quotidien japonais, le parti pris négatif et ethnocentré est un peu trop fréquent à mon goût, alors qu'ils parviennent très bien à éviter tout jugement sur l'attitude et la vie des évaporés présentés.
Pour finir sur une jolie note, j'ai envie de vous parler du fabuleux travail de Florigami. Floriane de son vrai prénom réalise de merveilleux animaux en origami, et leur offre un piédestal à la hauteur de leur beauté afin qu'ils puissent trôner fièrement chez nous ! Floriane est installée à Montreuil (93) et a la gentillesse de passer sur le blog de temps à autres. Je crois même que c'est ainsi que j'ai pu découvrir son travail.
Cette année, ne pouvant résister, Axel et moi avons offert ses créations à nos parents (hibou, éléphant, antilope) et j'ai également eu la chance de recevoir la licorne pour Noël ! LA... LICORNE !
Vous retrouverez ses créations sur sa boutique Etsy et sur A little market. N'hésitez pas à suivre sa page Facebook pour vous tenir au courant des quelques ventes éphémères qu'elle peut faire sur Paris, l'occasion de papoter un peu avec cette fille pleine de vie !
Cette année, ne pouvant résister, Axel et moi avons offert ses créations à nos parents (hibou, éléphant, antilope) et j'ai également eu la chance de recevoir la licorne pour Noël ! LA... LICORNE !
Vous retrouverez ses créations sur sa boutique Etsy et sur A little market. N'hésitez pas à suivre sa page Facebook pour vous tenir au courant des quelques ventes éphémères qu'elle peut faire sur Paris, l'occasion de papoter un peu avec cette fille pleine de vie !
jeudi 10 décembre 2015
Carnet de voyage | Japon 2015
Le petit rituel du carnet de voyage n'a pas changé, celui-ci est rempli entièrement au même titre que les autres.
Les amis nous ont aidés ce coup-ci, puisque sur les premières pages sont concentrés tous leurs vœux d'anniversaire pour Axel (des couleurs, des arcs en ciel, des poneys, d'autres trucs plus ou moins sales...). Il nous a suffit de prendre la suite pour y raconter nos péripéties. Avec ce mélange des genres, je prédis une énorme dose de nostalgie quand nous ressortirons ce carnet dans 30 ans (environ !).
Cette année encore, j'ai traqué sans relâche tous les stamps possibles et imaginables. Si, par hasard, plusieurs étaient proposés, je les essayais tous ! Je crois que c'est vraiment ce que je préfère pour décorer un carnet de voyage. Les japonais ont tout compris de ce côté-là et savent exacerber le côté "collectionneur" des gens. Côté que je n'ai pas du tout en France mais que je développe à outrance au Japon...
J'ai emmené un peu plus de matériel que d'habitude comme des autocollants et du masking tape qui m'aura été très utile pour ajouter des pages au carnet. Sans lui, nous aurions dû nous restreindre dans l'écriture.
Quelques brins d'herbes sauvages cueillis à Senjôgahara, des feuilles ramassées aux abords du Gotoku-ji ou à Kyôto, j'aime récolter des petits fragments de nature côtoyée en passant par-ci par-là.
Mon seul regret sera de ne pas avoir pu emmener mon polaroid pour ajouter des petites photos prises sur le vif au fur et à mesure du voyage. Les imprimer et les ajouter après le retour perd tout son sens, mais il a fallu faire des choix de matériel et le poids du polaroid a joué contre lui.
Sursaut dans le bus
Immense est l'étonnement
Singes sur le toit
Si vous ne les connaissez pas, allez jeter un oeil à mon carnet de voyage en Croatie et à celui du voyage au Japon 2013.
mardi 8 décembre 2015
Les petits bonheurs.
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| Crédit David Latour |
Cela fait un moment que je voulais me remettre à l'argentique et essayer de repousser les frontières des possibles avec. J'ai recommencé timidement avec des jetables pour reprendre les bons automatismes de lumière et de cadrage car, mine de rien, ne plus pouvoir shooter à l'infini jusqu'à avoir la bonne photo et devoir attendre le développement pour savoir si la prise est ratée ou réussie, ce sont des contraintes que l'on oublie facilement avec le numérique.
Je me suis mise à gribouiller sur mes photos, puis à essayer la multi-exposition donc. Tranquillement, sans trop de prises de risque. Cela m'a valu des pellicules complètement ratées, des tirages peu nombreux et petit à petit j'ai fini par trouver un certain confort dans ces manipulations.
J'adore l'idée de devoir patienter encore une semaine après avoir porté la pellicule à développer. Moment de patience forcée où j'essaie de ne pas trop imaginer ce que j'ai pu réussir à faire ou rater.
A partir de maintenant, je porte l'expérience bien plus loin en faisant tremper les prochaines pellicules dans tout ce que je trouve : vin rouge, javel, liquide vaisselle, produit à vitre ou encore cocktail alcoolisé... Le temps maintenant de les laisser sécher quelques semaines avant de pouvoir les utiliser ! L'impatience me ronge.
Je ne sais pas si je peux faire ce genre d'expériences avec les pellicules de Polaroid. Dans le doute, je vais sûrement essayer !
Fin Novembre, Axel et moi avons rencontré le photographe qui couvrira notre mariage : David Latour. Nous voulions expérimenter la "séance d'engagement" qui, à première vue peut paraître futile, mais qui nous tenait beaucoup à cœur.
Une séance d'engagement c'est un moment que s'offrent les futurs mariés face à l'objectif, pour apprendre à se détendre avant le jour J, et "immortaliser leur amour". Ces mots sont peut-être un peu ostentatoires, mais nous voulions vraiment garder un joli souvenir de cette année de préparatifs, et nous ne voulons pas oublier de prendre du temps pour nous, pour être bien ensemble et profiter de cette aventure dingue qu'est la préparation
David a beaucoup de talent, et son travail correspond parfaitement à ce que nous cherchions. Il a été le premier prestataire contacté et engagé. Notre rencontre à Toulon nous a confirmé que notre choix a été judicieux.
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| Crédits David Latour |
J'en ai parlé un peu sur Twitter et sur Facebook : ce week-end j'ai expérimenté la fabrication du miso. J'avais commandé un set complet de soja/riz koji/sel auprès de Sanga, producteur japonais de miso/koji/miel (...) vivant à Tours à qui j'ai pour habitude d'acheter le miso que je consomme. Ses produits faits main sont incomparablement meilleurs que ce que l'on peut trouver en épicerie japonaise ou en magasin bio. Soit dit en passant, je déteste les misos de magasin bio, je n'y retrouve pas le goût du Japon !
Jeudi dernier, le 3 Décembre 2015, il y avait un atelier animé par M.Hirai (Sanga) au marché de Noël japonais. En fait d'atelier c'était plutôt un cours découverte sur le miso pendant lequel M.Hirai nous a expliqué sa façon de fabriquer ses produits, partagé des anecdotes de vie quotidienne et fait déguster plusieurs types de miso ainsi que de l'amazake (riz fermenté avec du riz koji - l'inception de la fermentation du riz en quelques sortes). Tout était délicieux et j'ai été agréablement surprise par le goût et la consistance de l'amazake, proche du riz au lait et naturellement sucré par simple processus de fermentation, que je ne connaissais pas.
J'ai profité de cet atelier pour récupérer davantage d'astuces sur la fabrication du miso et me suis lancée le samedi qui a suivi. La fabrication a commencé le vendredi soir en faisant tremper les grains de soja dans de l'eau froide et s'est terminée à la tombée de la nuit du samedi après de longues heures de cuisson.
Il faut que j'attende l'hiver prochain avant de pouvoir vous en dire plus : si la fermentation rate, je vous aurais partagé une mauvaise façon de faire ! D'ici là, le miso fermente dans un seau entreposé dans mon salon, avec plein de poids dessus pour éviter que le couvercle ne saute. C'est un peu comme si je vivais avec un monstre tapi dans l'obscurité de mon placard, prêt à surgir à tout moment ! C'est excitant !
lundi 30 novembre 2015
Nettoyons les rues de Paris avec Green Bird
* "A clean town also makes people's hearts and minds clean"
Beaucoup d'articles ont circulé sur les internets ces derniers mois mettant en avant des Japonais nettoyant les rues de Paris. Il s'agit de l'association japonaise à but non lucratif Green bird (グリーンバード) créée en 2003 et réunissant des volontaires dont l'objectif est de nettoyer les rues de leur ville. Leurs actions ont surtout lieu à Tokyo, notamment dans les quartiers très fréquentés, mais de nombreuses villes du pays ont également leurs équipes de volontaires.
En 2007, une antenne a ouvert à Paris, dont les membres se réunissent une fois par mois pour nettoyer un quartier précis. Il en existe aussi au Sri Lanka et en Italie,
J'avais déjà vu à plusieurs reprises les fameux dossards verts des volontaires à Tokyo ramasser les déchets à Harajuku, sans trop comprendre quelle était vraiment leur association, mais j'avais gardé dans un coin de ma tête que le mouvement semblait intéressant, positif et utile. Et c'est grâce à des amis japonais qui m'ont parlé de la vague d'articles au sujet de l'antenne française que j'ai eu envie de les rejoindre ! Parce que c'est bien beau d'être sensible à l'écologie, d'avoir de jolies idées sur l'avenir et de faire attention à ne pas laisser couler la douche trop longtemps, mais cela ne me suffit pas. J'ai envie de m'impliquer au quotidien dans le mieux vivre (ensemble).
Participer au ramassage
Les green birds se retrouvent une fois par mois (en général un samedi après-midi) dans un quartier précis de Paris et se donnent 1h pour nettoyer un petit secteur défini. Les rendez-vous sont mis à jour sur la page Facebook et sur le site internet. La participation est entièrement libre : aucun besoin de s'inscrire en avance, de payer une cotisation ou d'être régulier dans ses venues, il suffit d'arriver à l'heure indiquée sur l'événement les mains dans les poches. Le matériel est apporté par les représentants de l'association : gants, dossards, pinces de ramassage et sacs poubelles. Il nous est distribué avant le ramassage et repris à la fin. Il arrive même que certains passants s'arrêtent, demandent des renseignements puis finalement enfilent un dossard et mettent la main à la pâte ! Ces moments là sont très touchants.Chaque session dure 1h, ce qui peut sembler court voire inutile à première vue mais qui s'avère finalement très bien dosé. Le but n'est pas de nettoyer toute la ville mais de sensibiliser les passants tout en étant actif. Plus nous sommes nombreux, plus le ramassage est effectif, même sur un si court laps de temps.
1h, c'est un créneau facile à libérer dans son week-end, qui n'ampute pas les activités habituelles qui deviennent rapidement prioritaires en cas de coup de flemme.
Puis il faut tout de même avouer que passer son temps courbé le nez vers le sol fatigue vite. 1h c'est suffisant pour être efficace sans être gêné physiquement ou épuisé.
Les questions que ce rassemblement soulève
L'association se veut sans activisme moralisateur ou culpabilisant. C'est important pour moi qui ai déjà travaillé pour les ONG en tant que "recruteuse de donateur". Vous savez, ces groupes dans les rues que l'on fuit délibérément avec un petit "j'suis pressé" ou "je donne déjà" sans jamais s'arrêter, ô grand jamais sinon on est cuit ! Cette expérience m'avait énormément déplu tant elle ne correspondait pas à ma vision du don aux ONG : nous y avions une formation pour apprendre tous les arguments pour contrer les défenses des passants qui ont eu la malchance de s'arrêter (à moins d'être interdit bancaire nous avions tous les arguments pour vous faire comprendre que vous n'êtes qu'un sale égoïste qui ne veut pas donner son argent à des gens dans le besoin), un activisme pressant extrêmement déplaisant à appliquer (accompagner les gens à la banque pour les motiver à donner leur RIB, un nombre de contrats à faire remplir par jour pour pouvoir garder son job...). Bref, je suis devenue méfiante à l'extrême envers les associations pour qui la générosité et le combat ne sont jamais suffisants, les transformant ainsi en obligations morales déplaisantes.Green Bird n'a heureusement rien à voir !
Toutefois, elle soulève certaines questions au cours de discussions.
On rencontre des gens très gentils qui nous encouragent, qui s'arrêtent pour nous poser des questions pleines d'intérêt. Mon amie soulignait que bien sûrement, les gens qui prenaient le temps de le faire devaient déjà être des citoyens qui ne jettent pas leurs déchets et leurs mégots dans la rue. Les enfants aussi semblent intrigués, et c'est certainement une bonne chose.
Si un certain nombre de curieux trouvent l'action positive, d'autres la critiquent voire la bannissent.
"Ce n'est pas à vous de ramasser, mais aux employés du service public. S'ils ne font déjà pas leur travail, le faire à leur place ne les aidera pas à s'améliorer."
Avoir la réflexion courte et penser que des gens doivent être payés pour ramasser les merdes que nous ne sommes pas capables de jeter dans une poubelle de rue... Le problème n'est-il pas plutôt "Si les gens étaient éduqués correctement à ne pas jeter leurs déchets par terre, les rues ne seraient-elles pas plus propres ?" Mais ce serait certainement trop fatiguant pour ces gens qui essaient déjà d'émettre une réflexion par eux-même... Et puis l'humain aime trop se faire assister pour gérer toutes les petites tâches ingrates qu'il trouve trop avilissantes pour lui, n'est-ce pas !
"De quoi les japonais se mêlent-ils ? S'ils ne sont pas contents de nos rues, pourquoi restent-ils ?" Cette question est malheureusement un peu orientée par l'ensemble des articles parus ces derniers temps mettant en valeur le fait que ce sont des japonais qui nettoient les rues de Paris. Même si l'origine de cette association est effectivement tokyoïte, de plus en plus de franciliens rejoignent le mouvement. Il suffit de jeter un œil sur l'article de Mr Mondialisation pour voir le problème : seuls 2 occidentaux apparaissent sur les photos de la session des Champs Elysées, la photo de groupe n'a jamais été publiée. Je vous laisse compter le nombre de Japonais et de Français sur la photo que nous avions prise à la fin de l'opération, on n'est pas loin du moitié-moitié. Mais souligner que ce sont des étrangers qui nettoient nos rues interpelle davantage.
Mon expérience
Pour moi, ça a aussi été une aventure humaine (j'ai l'impression de lire ces mots partout en ce moment). J'y ai rencontré des gens tellement intéressants de tous les horizons, notamment au ramassage des Champs Elysées :- De jeunes japonaises venues vivre à Paris pour faire leurs études ou pour travailler, n'hésitant pas à venir de banlieues lointaines pour passer une petite heure à nettoyer leur ville d'adoption.
- Camille et Antoine, un duo très sympa et plein de vie tenant un site de cours de français - TIPA France - pour les Japonais. Ils réalisaient une vidéo sur Green Bird et notre échange a été tellement intéressant ! Le gros plus de leur ligne éditoriale c'est leur univers musical : ils donnent vie à leurs vidéos grâce à leurs compositions et à la voix de Camille. Très jazzy, ca correspond très bien à la découverte de Paris. Nous avons un petit projet ensemble qui ne demande qu'à aboutir.
- Une japonaise vivant aux Etats-Unis et de passage en France pour ses vacances nous avaient rejoints au ramassage. Elle avait décidé de prendre un peu de temps sur ses vacances pour être utile à la ville. Son engouement et sa joie de vivre m'ont beaucoup bouleversée.
Une amie m'a accompagnée au ramassage de Beaugrenelle ce week-end. Je suis ravie de voir que le principe intéresse également des personnes qui n'ont absolument rien à voir avec le Japon. Au départ, ce sont surtout des gens passionnés par ce pays qui rejoignaient le mouvement mais cela tend à s'ouvrir de plus en plus. Le nombre de participants augmente un peu à chaque rassemblement ! Aux Champs Elysées nous étions 35, et à Beaugrenelle 32 en fin de session alors que certaines personnes accompagnées d'enfants étaient déjà parties.
La bonne humeur est toujours au rendez-vous et les séances de nettoyage finissent par une petite photo de groupe. Après tout, l'association est japonaise : prendre des photos dans la joie est essentiel lors d'un rassemblement !
Un petit mot sur TIPA France
Très bien fait, leur site propose des vidéos thématiques (sans sous-titres, avec sous-titres en français, ou en japonais), une vidéo pour apprendre la prononciation de certaines phrases clés, un PDF regroupant tous les contenus des vidéos avec des explications grammaticales et enfin un format MP3 de la vidéo pour pouvoir l'écouter sans image. Si des japonais de votre entourage souhaitent se mettre au français, ils peuvent s'abonner à un free trial d'un mois pour découvrir la pédagogie du site et pourquoi pas s'inscrire et continuer avec eux.Je vous laisse en compagnie de Camille qui présente le ramassage des Champs Elysées et qui m'a posé quelques questions pour l'occasion !
Fourni par Blogger.

























