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samedi 9 mars 2013
Ces films japonais, indétrônables dans mon petit coeur
"Filmer des enfants me fait vraiment réfléchir. Peut-être est-ce parce que je suis père maintenant, mais tous les adultes dans I Wish sont des adultes auxquels je souhaite ressembler, je veux être un adulte qui attend ses enfants au retour de leurs aventures, sans en faire toute une histoire."
Hirokazu Kore-eda
Cette citation trouvée au hasard du site Allociné m'a donné envie d'écrire un article sur mes films préférés. J'ai enfin regardé "I wish" hier et je peux déjà le classer dans mon top 10 de films sur Sens Critique. D'ailleurs en complétant cette liste, j'ai constaté que mes films préférés comportaient tous, à une ou deux exceptions près, des enfants dans les rôles principaux. N'allons pas chercher d'explication psychologique comme un éventuel syndrôme de Peter Pan car ce n'est vraiment pas mon genre ! Je vous ai dit que mon but dans la vie c'est de devenir une super grand-mère ? Alors ôtez ça de vos petites têtes !
L'été de Kikujiro
- "Kikujiro no natsu" de Takeshi Kitano, sorti en Octobre 1999 -
Un peu comme "Achille et la tortue", ce film se détache des réalisations de Kitano au ton grave ou violent que l'on peut connaitre. Je l'ai vu pour la première fois un peu par hasard. L'affiche ne me parlait pas vraiment et n'étant pas spécialement adepte de Kitano ("Dolls", "Hana-bi" et "Aniki mon frère" ne m'avaient pas spécialement transportée), c'était plus par curiosité que par intérêt que je l'ai commencé. Mais dès les premières minutes j'ai été happée par l'ambiance et les personnages hauts en couleur. Depuis je l'ai regardé plusieurs fois, que ce soit des scènes isolées ou le film en entier, et je ne parviens pas à m'en lasser.
Je ne sais pas trop ce qui me plait le plus dans ce film : les personnages totalement décalés, le parfait équilibre entre gravité et légèreté, ou l'insouciance du voyage ? Oui, je crois que ca me donne envie de partir à l'aventure et de rencontrer ce genre de gens, qui laissent un souvenir impérissable.
I wish
- "Kiseki" de Hirokazu Kore-eda sorti en Avril 2012 -
Sur l’île de Kyushu, deux frères sont séparés après le divorce de leurs parents. L’aîné, Koichi, âgé de 12 ans, part vivre avec sa mère chez ses grands-parents au sud de l’île, tout près de l’inquiétant volcan Sakurajima. Son petit frère, Ryunosuke, est resté avec son père, guitariste rock, au nord de l’île. Koichi souhaite par-dessus tout que sa famille soit à nouveau réunie – même si cela doit passer par l’éruption dévastatrice du volcan !
Lorsqu’un nouveau TGV relie enfin les 2 régions, Koichi et son jeune frère organisent clandestinement un voyage avec quelques amis jusqu’au point de croisement des trains, où un miracle pourrait, dit-on, se produire…Beaucoup l'ont comparé a Nobody knows, sûrement involontairement tellement ce dernier était poignant, et ont été un peu déçus de ne pas retrouver cette même force. Je crois que je l'ai préféré, grâce à cette liberté enfantine qui s'en dégage. A la fin, je n'ai pas pensé que j'aurais aimé être aussi libre que ces gamins, mais plutôt que j'aimerais devenir un parent qui sait insuffler la liberté dans le coeur de ses enfants, et qui sait les laisser vivre une aventure importante à leurs yeux. Quand par la suite, j'ai lu la citation du réalisateur, je m'y suis totalement retrouvée.
Nobody knows
- "Daremo shiranai" de Hirokazu Kore-eda sorti en Novembre 2004 -
Quatre frères et soeurs vivent avec leur mère. L'ainé, Akira, s'occupe de ses jeunes frères et soeurs, chacun d'un père différent. Un matin d'hiver, leur mère disparaît et les enfants commencent à vivre seuls.
C'est le premier film de Kore-eda que j'ai vu et il m'a ereintée. J'en suis ressortie épuisée d'avoir ressenti tant de choses pendant 2h20. Je le regarde encore de temps en temps et l'effet ne faiblit pas. Pourtant je ne le mets pas en premier dans mes films préférés car, au fond de moi, je n'aime pas beaucoup être submergée comme ça. Quand on finit de le visionner, on a besoin de garder le silence. Nobody knows enlève les mots. Nous l'avions dans notre liste de films à regarder pour l'option Cinéma en licence de japonais et c'était étonnant de voir comme chaque élève restait immobile après le générique, avec ce besoin de souffler avant de reprendre ses activités habituelles.
Je suis partie pour regarder l'intégralité des films de Kore-eda. Et vous, quels sont les films qui vous ont marqués ?
Fourni par Blogger.


